Continuons la découverte de Dijon avec un des bâtiments incontournables, le Palais des Ducs de Bourgogne. Cette visite s’est faite en deux parties. La première avec une déambulation au sein du Musée des Beaux-Arts et la deuxième dans les salles du Palais à proprement parler. Envie de voir à quoi cela ressemble ? Il ne vous reste plus qu’à poursuivre votre lecture 😉
Le musée est l’un des plus anciens de France, il a été fondé par décret des Etats de Bourgogne en 1787 et prend place dans une des ailes du palais ducal. Un des objectifs étant de faciliter l’enseignement pour les élèves de l’école de dessin en rassemblant toutes les œuvres pouvant servir de modèle au même endroit.


Un élément décoratif que l’on retrouve sur les bâtiments liés aux ducs de Bourgogne est le « B » qui en réalité n’est pas entièrement la lettre de l’alphabet, mais représente aussi le briquet à frotter sur une pierre qui est bourguignon et qui est un des emblèmes des ducs. D’ailleurs si vous faites un tour à Lille et plus particulièrement à l’office de tourisme, place Rihour, cherchez le briquet sur le monument car il y est représenté. Pas étonnant, car le palais Rihour a été construit par les ducs de Bourgogne lorsque la Flandre faisait partie du duché 😉
Voici un petit florilège des œuvres que j’ai croisé pendant la visite de notre collègue. Dans la première salle, j’ai eu l’impression de faire un voyage éclair au Musée Sandelin de Saint-Omer (https://www.musees-saint-omer.fr/) qui possède aussi des blasons des chevaliers de la Toison d’Or. Ainsi, amis bourguignons, si vous venez dans les Hauts-de-France et en particulier à Saint-Omer, vous ne serez pas totalement dépaysé 😉


Ensuite, nous avons emprunté le magnifique escalier pour aller à l’étage et découvrir l’espace consacré à l’époque médiévale. Là encore une fois, je ne me suis pas sentie trop dépaysée grâce aux tableaux que je côtoie au Musée de Flandre à Cassel 😉(https://museedeflandre.fr/)


Et voici les œuvres flamandes, team retables et triptyques !









Régulièrement, quand je visite un musée (seule ou non) je pars à la recherche des détails qui peuvent nous faire sourire tels que les bébés moches, les animaux représentés de manière peu conventionnelle. Enjoy les chevaux et le lion, c’est cadeau ! 😊


Et bien évidément, le clou de la visite a été la découverte de la salle comportant les gisants des ducs de Bourgogne…
Ces monuments funéraires sont exceptionnels ! Ils sont dédiés aux deux premiers ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi et Jean Sans Peur son fils. Ils n’étaient pas disposés ici à l’origine mais dans le chœur de la l’église de la chartreuse de Champmol, fondée pour servir de nécropole à la nouvelle dynastie des Valois (https://danslespasdececile.blog/2023/08/09/le-repos-ducal-de-la-chartreuse/)

Pour être plus précis, il s’agit de cénotaphes (monument funéraire vide, sans corps), les cercueils des ducs ayant été initialement enterrés dans la crypte, sous le chœur de l’église. Ils sont restés dans la chartreuse jusqu’à la Révolution française. En 1792, les tombeaux sont transférés dans la cathédrale Saint-Bénigne. Ils sont arrivés dans cette salle à partir de 1827, après avoir été vandalisés, démontés, puis restaurés avant d’être déplacés ici.
Le cénotaphe de Philippe le Hardi est terminé en 1410 par le sculpteur Claus de Werve. Une fois celui-ci terminé, Jean Sans Peur passe la commande d’un monument semblable à celui de son père à l’artiste. Coup du destin, le duc est assassiné en 1419, l’artiste ne trouve pas l’albâtre nécessaire et décède en 1439.
C’est un autre cud, Philippe le Bon, qui se charge de faire appel à un nouvel artiste pour réaliser le monument funéraire. Jean de La Huerta reçoit la commande en 1443, il réalisa la galerie et les anges avant de quitter Dijon sans achever la commande. C’est Antoine Le Moiturier qui aura la charge de terminer la réalisation en 1461 avec les gisants et les lions. Le cénotaphe est installé en 1470 à la chartreuse.
Ils sont réalisés en marbre et en albâtre et je vous avoue que je suis toujours surprise par le froumillement de détails réalisés par les sculpteurs dans cette matériau.
Je vous laisse admirer quelques détails que j’ai pu prendre en photo 😊





Et dans une salle à proximité, un tableau d’Auguste Mathieu, réalisé en 1847, nous montre uen vue de la salle des gardes avec les monuments funéraires avec le point de vue du visiteur actuel qui entre dans la salle. On remarque d’ailleurs qu’à cette époque, la salle n’est pas uniquement dédiée aux cénotaphes, mais que le mur est occupé par un certains nombres de tableaux.


Et la partie Musée des Beaux-Arts se termine ici. Conclusion, il va falloir revenir pour découvrir le reste des collections parce que la visite a comme un goût de teaser 😉

Nous sortons du musée pour entrer dans le bâtiment par une autre porte, afin de faire la visite des salles composant le palais ducal lui-même. Parce que rappelon que la musée s’est installé dans une aile du palais !
Notre entrée commence avec l’escalier Gabriel, réalisé par l’architecte du Roi, Jacques Gabriel en 1737. Cette consturction est issue d’une volonté d’avoir une entrée cérémonielle pour arriver dans la salle des Etats. Sur les rampes, le devise du Roi Soleil est visible Nec pluribus impar.

Direction la salle des Etats, grande salle qui a été remaniée à plusieurs reprises. Dans un premier temps, le palais se voit en restauration et restructuration au 16e et 18e siècles. Il s’agit d’apporter des modifications dans le style classique tout en gardant les bases gothiques d’origine. L’immense toile visible sur le mur face à l’entrée sera réalisée à la fin du 19e siècle par Henri-Léopold Lévy représentant une Etude pour les gloires de la Bourgogne.



Ensuite, nous avons découvert la salle de Flore, qui était initialement la salle des festins du palais des Etats. Elle aussi eu la fonction de salle des fêtes, avant l’emmenagement de la mairie en 1831. Plusieurs fonctions sont possibles : salle pour le Conseil, salle de concert ou de réceptions ainsi que pour d’autres événements.
Nous avons terminé notre déambulation dans le palais ducal avec la chapelle des Elus. Construite entre 1738 et 1739, son étroitesse et sa hauteur sont dû à la configuration de l’espace. Elle était insérée entre une maison et le bâtiment des Etats.
Le décor ici est de style rocaille et nous le devons à Claude Saint-Père, artiste dijonais. Le décor mélange à la fois des éléments décoratifs comme les agrafes, les feuillages, les coquilles à des décors liturgiques rappelant le décor sculpté de la chapelle du château de Versailles. Le reste du décor a été finalisé par Spingola pour les ornements en marbre et par Jacques Verberckt (sculpteur et déocrateur flamand attaché aux appartements du roi à Versailles)
Le style baroque est présent égelement par l’autel en marbre sculpter par l’artiste florentin Servandoni.



Et voilà pour le tour panoramique du Palais des ducs de Bourgogne.
Je vous ajoute les liens vers les sites internet afin de pouvoir obtenir les informations pratiques et préparer au mieux votre venue 😊
Le Musée des Beaux-Arts : https://beaux-arts.dijon.fr/
Le Palais des Ducs de Bourgogne : https://www.lacotedorjadore.com/que-faire/patrimoine/palais-ducs-bourgogne/
A très vite pour la suite des articles concernant le congrès ANCOVART
Lien vers le site de l’ANCOVART : https://www.ancovart.fr/
Voici le lien vers les autres articles concernant le congrès
https://danslespasdececile.blog/2023/08/10/bienvenue-en-bourgogne-terre-de-tourisme/https://danslespasdececile.blog/2023/08/11/et-de-vin-entre-cave-et-domaine-viticole/
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