… et de vin, entre cave et domaine viticole

La dotation en vignes par le chancelier Nicolas Rolin, fondateur de l’Hôtel-Dieu de Beaune (https://danslespasdececile.blog/2023/08/10/bienvenue-en-bourgogne-terre-de-tourisme/) permet au territoire de sortir de l’anonymat car de nombreux grands crus sont issus de ce climat. Commençons avec la visite coup de cœur concernant le congrès à Dijon : la cave Patriarche.

Avant la dégustation de plusieurs vins de la cave, on nous a présenté l’histoire du lieu et des salles composant le site.

La cave patriarche prend place dans un ancien couvent fondé par Jeanne de Champagne en 1132. Nous commençons notre visite avec la vue de nombreux tonneaux alignés les uns à côté des autres, installés dans l’ancien réfectoire et chœur du couvent des sœurs visitandines.

Avant de descendre dans le labyrinthe de galerie, nous passons par la chapelle datant du 17e siècle et ayant gardé les décors d’origine. C’est ici que nous ait conté l’histoire de la cave et de ses propriétaires.

Tout commence en 1780, avec l’arrivée des deux frères Patriarche, qui au départ sont négociants en laine. Ils vont devenir des pionniers dans l’exportation de vins vers l’Allemagne, la Belgique ou encore l’Angleterre. La dernière représentante de la famille disparaît dans les années 1930. Il n’y a pas de descendance directe pour ce très grand et prestigieux domaine viticole, qui va être vendu à André Boisseau. Il conserve le nom de la cave et continue de la développer.

Dans un axe allant vers le centre-ville de Beaune, il achète plus de 35 caves et les relient entre elles. Les caves Patriarche deviennent les plus grandes caves de Bourgogne (5km, 2 hectares de superficie), avec des millions de bouteilles stockées dans les galeries.

En 2011, au décès d’André Boisseaux, il n’y a à nouveau pas de descendance. C’est Pierre Castel qui achète les caves pour continuer à faire perdurer le domaine. Son nom ne vous est peut-être pas inconnu parce qu’il est associé à un grand groupe possédant notamment l’enseigne « Nicolas ».

Lorsque nous visitons les galeries, nous apprenons une anecdote concernant André Boisseaux. Il a fait enfermés en 1963, 2134 bouteilles de l’année 1959, qui ne devront être dégustées que le 3e dimanche de l’année 2000. Une plaque commémore la cérémonie d’enfermement des bouteilles, indiquant que les trois clés ouvrant la grille ont été disposés dans trois lieux différents de Beaune : l’hôtel de ville, les hospices et les caves Patriarche.

La découverte de la Bourgogne se termine avec la visite du château du Clos Vougeot 😊

Le domaine a appartenu à l’abbaye de Cîteaux jusqu’à la Révolution française, pour devenir un bien national et aujourd’hui cela fonctionne avec plusieurs propriétaires qui sont au nombre de 80 sur 50 hectares.

Les moines de Cîteaux dès le 11e siècle, ont déjà compris la complexité du territoire dans la fabrication du vin, identifiant ce qui sera appelé plusieurs siècles après les « climats ». Ils choisissent Vougeot pour construire des bâtiments agricoles tels que la Cuverie, abritant de nos jours encore quatre pressoirs, ainsi qu’un Cellier.

C’est lors de la Renaissance italienne, qu’un manoir style Renaissance sera construit par Dom Loisier, abbé de Cîteaux. La Révolution française aurait pu voir la disparation du domaine, mais il sera sauvé de l’abandon par deux personnes : le banquier Gabriel-Julien Ouvrard et le négociant Léonce Bocquet.

Le 20e siècle, voit se poser les bases de ce qui deviendra la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Le tastevin est l’objet qui permet de goûter le vin. Il est objet symbolique de la viticulture. Il est fabriqué de telle manière à faire ressortir les caractéristiques du vin lors de la dégustation : le côté bombé est là pour apprécier la couleur du vin et les larmes ainsi que les reflets.

Le site est classé aux Monuments historiques en 1949. La Confrérie défend les vins de Bourgogne et ses climats qui sont d’ailleurs classés au Patrimoine de l’UNESCO depuis 2015.

Dans l’ancien cellier, il était stocké jusqu’à 2 000 fûts de vin. Aujourd’hui, la pièce est utilisée pour les fêtes. Deux fois par an se déroule des dégustations pour l’obtention des labels.

La devise qui est visible est « Jamais en vin, toujours en vin ».

J’espère que ce petit tour en Bourgogne vous aura plu, parce qu’il s’agissait du dernier article concernant mes belles découvertes dans cette région en janvier 2023.

Voici les liens vers :

A bientôt pour de nouvelles découvertes sur le blog !

Lien vers le site de l’ANCOVART : https://www.ancovart.fr/

Voici le lien vers les autres articles concernant le congrès

https://danslespasdececile.blog/2023/08/09/le-repos-ducal-de-la-chartreuse/https://danslespasdececile.blog/2023/08/10/bienvenue-en-bourgogne-terre-de-tourisme/

5 réflexions sur “… et de vin, entre cave et domaine viticole

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