Chez Viollet-le-Duc

Elicec a pu enfin découvrir le château coup de cœur de sa guide conférencière ! Elle vous laisse le découvrir en photo 😊 Arrivée la veille au soir, elle a pu profiter du coucher de soleil avec une superbe vue sur le château ! Heureusement qu’elle en a profité un peu car le lendemain a réservé une surprise… la brume s’est invitée pour cacher entièrement Pierrefonds… mais cela n’a pas arrêté Elicec et sa guide-conférencière !

Et la voilà arrivée à destination, ne reste plus qu’à découvrir ce château réhabilité par Viollet-le-Duc. L’architecte, à la demande de Napoléon III, a été nommé en 1857, pour la restauration du château qui n’était plus que ruines.

Depuis l’extérieur, l’aspect défensif est omniprésent, entre les tours, les mâchicoulis et les créneaux. Mais une fois arrivée à l’intérieur, on a l’impression d’arriver dans un château de résidence tels que l’on peut en voir dans le Val de Loire. Un fossé sépare ainsi les façades extérieures des façades intérieures ! Et ce qui en fait le charme.

La visite commence sous le long portique agrémenté de sculptures représentant des corps de métier, des chimères, ainsi que des épisodes illustrant « Le Roman de Renart ».

La visite démarre avec une présentation du château et de son histoire pour en arriver au travail de Viollet-le-Duc.  Napoléon III le nomme architecte des travaux, et il va pouvoir mettre en pratiques ses conceptions architecturales pour que le bâtiment devienne un château idéal du Moyen Age. Le projet s’étendant sur vingt-cinq ans, avec un arrêt définitif des travaux en 1885.

Les premières salles permettent de découvrir les différents métiers liés aux travaux de restauration avec des modèles réduits des décors en plomb sur les toitures, la collection de l’atelier Monduit.

….et au détour d’une pièce, les origines refont surface avec….

…. Le lion d’Arras, rien que ça ! 😉

La visite continue avec la chapelle. Elle a été reconstruite à son emplacement exact. Sur la façade extérieure, sur le trumeau central (pilier au niveau de la porte d’entrée), il est possible de découvrir Viollet-le-Duc en habits de pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Viollet-le-Duc a effectué quelques changements avec l’ajout d’une tribune, permettant aujourd’hui d’avoir une très belle vue d’ensemble sur l’édifice religieux.

Et parce que la curiosité est un vilain défaut, Elicec a voulu s’approcher de la statue de Saint-Georges et approcher l’affreux dragon, véritable travail d’orfèvre.

Un petit tour à l’air libre pour admirer la cour et les bâtiments constituant le château.

Retournons au chaud pour découvrir le donjon et les appartements !

Cette partie de la visite nous permet de traverser plusieurs espaces : le salon de réception, le cabinet de travail, la chambre du seigneur et la salle des Preuses. Dès son arrivée dans le salon de réception, Elicec est fascinée par les décors reconstitués très colorés ainsi que par les boiseries. Il y en a une d’ailleurs qui lui rappelle un personnage un peu effrayant sortie tout droit du livre que sa guide-conférencière est en train de lire.

Les salles sont décorées avec beaucoup de couleurs. Quand dans le salon de réception, les porcs épics rappellent Louis XII, sans oublier l’aigle royal réalisé au pochoir, qui sera réalisé différemment dans les autres pièces afin de ne pas faire de répétition.

Les végétaux ne sont pas en reste ainsi que le bestiaire médiéval qui se retrouvent dans toutes les pièces du château par le biais des décors muraux, sculptures, vitraux, …

Le cabinet de travail ainsi que la chambre de Napoléon III possède un décor dans la même veine.

Les cheminées sont monumentales et autant décorées que le reste de la pièce dans laquelle elle se trouve. Dans la chambre de Napoléon III, les abeilles sont sculptées sur le linteau de la cheminée. Sans oublier la devise « Qui veult peult » !

Il est également possible d’admirer une fresque relatant les différents épisodes de la vie d’un chevalier. Frise se rapprochant d’une bande dessinée, tout en gardant son caractère didactique. Cette chmabre ne sera jamais meublée car le programme pour le mobilier ne se justifiait plus après la chute de l’empire en 1870..

Les espaces sont tous plus impressionnants les uns que les autres ! et que dire de la salle des Preuses ! Salle où le seigneur rendait la justice, et décorée par la collection d’armure, les blasons, les motifs et les sculptures. C’est sûrement la salle la plus imposante du château avec ses 52 mètres de long.

Première fonction : salle de réception et de bal pendant l’empire. Une tribune a été réalisée afin d’accueillir l’orchestre.

Deuxième fonction : être un écrin pour la collection d’armes de Napoléon III. Les plus anciennes armures datent du 15e siècle. Au début de la guerre de 1870, la collection sera déposée au musée du Louvre, puis à l’hôtel des Invalides, pour ne jamais revenir au château de Pierrefonds. Il faut désormais se contenter des photographies présentées dans la pièce.

Le nom de la salle vient de l’ensemble des statues présentes sur la cheminée. Mais qu’est ce que les « Preux » et les « Preuses » ?

Dans la société médiévale, les images puissantes sont utilisées afin de marquer les esprits. Les chevaliers sont ainsi en bonne place. Quelques chevaliers connus présents dans le groupe des « Preux » : Charlemagne, le roi Arthur, le croisé Godefroy de Bouillon ou encore Hector et Alexandre. Le point commun à tous est l’héroïsme. Concernant les « Preuses », leur origine se rattache probablement aux grands thèmes littéraires célébrant l’amour courtois.

Viollet-le-Duc a réalisé un clin d’oeil en figurant l’impératrice Eugénie sous les traits de Sémiramis (reine légendaire de Babylone et d’Assyrie), ainsi que ses huit dames de compagnie qui prendront elles aussi les traits des « Preuses ». La statue se différenciant des autres est celle se trouvant à l’extrémité droite. C’est la seule à ne pas porter de couronne. Il s’agit de Madame Carette, qui n’est autre que la secrétaire et confidente de l’impératrice.

Ensuite, direction le chemin de ronde couvert, une opportunité de découvrir les paysages de Pierrefonds avec de la hauteur !

Dernier espace sur le parcours est le sous-sol composé du dépôt de sculptures de Louis-Philippe Ier. Pour y accéder, il suffit d’emprunter l’escalier à deux volées menant aux caves du château.

C’est l’occasion de découvrir une série de moulages présentant des gisants su Moyen Âge et des orants de la Renaissance. ces sculptures funéraires font l’objet d’une présentation dans l’obscurité mais accompagné de couleurs mettant en avant un visage, une main ou une attitude…

Et pour terminer, des photos de la cour intérieure sous le soleil qui est revenu !

Et voilà, Elicec en a encore pris plein les yeux ! Sur ce, elle vous laisse en compagnie des gargouilles de Pierrefonds et de cette salamandre étonnée de notre départ pour de nouvelles aventures ! 😉

Pour plus d’informations et organiser votre visite, voici le lien : http://www.chateau-pierrefonds.fr/

Et si jamais, vous le souhaitez, la guide-conférencière d’Elicec pour être votre guide pour découvrir le joyau de Viollet-le-Duc 😉

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