Peindre la Pologne

L’année 2019 a été l’occasion de mettre en avant le centenaire d’une convention signée en 1919 par deux pays : la France et la Pologne. Cette convention permettant aux Polonais de venir plus facilement en France pour travailler et les Français pouvaient aussi aller en Pologne.

Cette exposition au Louvre-Lens est ainsi une opportunité de découvrir ce pays au passé tumultueux, entre apogée à la fin du 17e siècle et sa disparition de la carte européenne dû aux volontés expansionnistes des pays voisins. Les Polonais ne se laisseront pas faire mais les répressions sont sévèrement réprimées.

L’exposition mets en lumière ce pays aux multiples facettes, cultures, langues… l’occasion de découvrir l’histoire du pays à travers les yeux des artistes.

Elicec est ainsi partie à la découverte d’un peuple et de son histoire…

… la Pologne disparue, après 1795, reste dans les cœurs polonais. Ces grands tableaux permettent de montrer un peuple et ses idéaux.

Jan Matejko est considéré comme le peintre phare de la peinture polonaise du 19e siècle. Il permet le renouvellement de la peinture d’histoire, qui avait été popularisée par un peintre français : Paul Delaroche. La peinture d’histoire est un genre permettant de mettre en avant des scènes historiques importantes d’un pays (nous vous donnons un exemple bien connu : Le sacre de Napoléon Ier, par le peintre David)

L’âge d’or du pays inspire les artistes, qu’ils soient peintres, auteurs ou compositeurs. Et cela en résulte de magnifiques tableaux, tout en nuances et lumière. Elicec a eu un véritable coup de cœur dans l’exposition, il s’agit du tableau représentant « Le départ du palais de Wilanów du roi Jean III Sobieski et de Marie-Casimire, son épouse » de Józef Brandt.

L’exposition montre également que les artistes polonais, comme les peintres des autres pays, s’inspirent également du passé et notamment de l’Antiquité, afin de représenter le pays à travers le prisme de cette époque, faire un parallèle entre les premiers martyrs chrétiens et la dictature russe.

L’année 2019 met en lumière la convention signée entre les deux pays en 1919, mais le lien entre la Pologne et la France remonte à bien plus loin ! Avec notamment Henri de Valois qui arrive sur le trône polonais, il est le futur roi de France connu sous le nom d’Henri III ; ou encore la création du duché de Varsovie en 1807 par Napoléon Ier. Les contacts franco-polonais se renforcent suite à l’insurrection en 1830 entraînant l’arrivée en France d’une partie de l’élite polonaise.

Voici deux tableaux représentant Sigismond Auguste, roi de Pologne et de son épouse Barbara, par Jan Matejko et Józef Simmier.

Après 1863, les artistes polonais font place à la souffrance dans leur œuvre, chacun à leur façon. Jacek Malczewski, dans son autoportrait, se met à la place de l’observateur de la souffrance de la nation polonaise. Plusieurs symboles sont présents dans son œuvre : il porte le béret du peinte ainsi que le manteau des déportés politiques sibériens, l’instrument qu’il a dans sa main ne possède qu’une seule corde symbolisant la Pologne meurtrie.

Quel est la place de l’artiste dans la société polonaise ? Telle est la question ! Elle est présente dans l’œuvre de Jacek Malczewski ainsi que dans le mouvement du symbolisme dont il est le chef de file.

La deuxième grande partie de l’exposition, après avoir mis en avant l’histoire du pays avec un filtre politique et historique, laisse place à la mosaïque de communautés qui compose le peuple polonais. A partir d’ici, on laisse place à la vie quotidienne, on se laisse bercer par des paysages, des gens simples, le folklore ou la diversité des religions et des langues.

Elicec et sa guide ont plutôt tendance à se perdre dans les paysages flamands fourmillants de détails cachés et de nuances de couleurs, mais elles doivent avouer qu’elles ont particulièrement appréciées la peinture de paysage des artistes polonais, notamment ceux de : Stanisław Witkiewicz, Julian Fałat ou encore Stanisław Wyspiański.

Les artistes polonais se tournent également vers la peinture moderniste, connu sous le nom du symbolisme, devenu la représentation de la force de la nature, l’attachement aux racines, aux terres natales. Le symbolisme peut parfois atteindre l’abstraction, que l’on reconnaît avec des couleurs qui sont dites « saturées » et des compositions complexes.

Un personnage souvent représenté dans la peinture flamande et également présent régulièrement dans la peinture sous le nom de Stańczyk.

Terminons notre passage au Louvre-Lens ave deux tableaux représentant le Printemps, un triptyque et un sujet issu d’un cycle des « Légendes de Tatras ».

L’exposition sur la Pologne est visible jusqu’au 20 janvier 2020.

Voici le lien pour préparer votre venue au Louvre-Lens : https://www.louvrelens.fr/informations-pratiques/preparer-sa-visite/

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