Passage dans la ville de Calvin

Première visite de la ville de Noyon dans l’Oise à l’occasion d’un repérage à proximité. La possibilité de découvrir une nouvelle ville et son patrimoine, tout ce que demande Elicec ! 😊

La promenade a surtout eu lieu dans les vieilles rues de la ville, autour de ce qui est appelé le quartier canonial, ainsi que le musée Calvin.

Let’s go !

Commençons par la fin avec le musée Calvin, installé dans sa maison natale. Elle a été détruite par les bombardements en 1918 et sera reconstruite sur les anciennes fondations en 1930, à l’initiative de la Société de l’histoire du protestantisme français. Le nouvel édifice a été construit d’après les plans de l’architecte Charles Letrosne, dirigé par un pasteur l’édifice est associé à un « musée des Eglises Protestantes du Nord », abritant une salle de culte et une bibliothèque.

Dans cette maison, le visiteur a l’occasion de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur le protestantisme ainsi que sur Jean Calvin, parce que les collections permettent de plonger dans l’histoire du protestantisme au 16e siècle, depuis l’enfance de Calvin dans un pays catholique jusqu’au bras de fer religieux entre le pouvoir, les catholiques et les protestants.

Le deuxième tableau représente le colloque de Poissy, qui s’est tenu en 1561. Sur ce tableau, les personnages présents sont parfaitement reconnaissables, mais si comme Elicec vous ne connaissez pas cet épisode et les protagonistes, il y a un cartel bien fait vous permettant de vous repérer 😉

Et chose qui a surprise Elicec et sa guide-conférencière, c’est la langue choisie pour la traduction des cartels. Là où elles attendent peut-être de l’anglais, de l’allemand ou du néerlandais, elles se retrouvent devant une langue asiatique (?). Si certains d’entre vous peuvent éclairer sa lanterne et lui indiquer de quelle langue il s’agit, Elicec vous en remercie d’avance 😉

Sur la route pour revenir vers le quartier canonial, plusieurs détails sur les façades ont attiré l’attention d’Elicec qui aime beaucoup lever la tête pendant qu’elle se promène dans les rues de villes inconnues : des crânes de bucranes décorés comme ceux de la chapelle des Jésuites de Saint-Omer ou encore une salamandre qui n’a plus de secrets pour sa guide 😉

Le quartier canonial est ainsi composé de la cathédrale, des maisons de chanoines ainsi que du palais épiscopal, aujourd’hui disparu. Quelques informations historiques sur la ville de Noyon. Le siège épiscopal a été transféré à Noyon par saint Médard, en 531, au sein de ce que l’on appelle le castrum gallo-romain (c’est-à-dire le camp militaire).

Ce qui reste d’un des anciens palais, car le bâtiment actuel date des années 1920, subsiste une partie de la « Tour Roland » (datant du 12e siècle). Elle était appuyée sur la muraille antique et servait d’espace intermédiaire entre la chapelle et la chambre de Monseigneur.

Le palais épiscopal sera vendu à la Révolution Française, il abritera différentes institutions culturelles avant de devenir un musée en 1948. Le musée du Noyonnais ne sera installé dans le bâtiment qu’en 1970. Il s’agit d’un musée de Beaux-Arts et d’Archéologie possédant une collection magnifique de pièces de mobilier gothique.

Autour de la cathédrale, Elicec a pu admirer les maisons canoniales, ou plutôt les clôtures monumentales de ces maisons particulières. Celui lui permet d’imaginer un peu à quoi devait ressembler l’enclos Notre-Dame à Saint-Omer, car les chanoines aussi avaient des maisons en dehors des espaces collectifs.

Il y a aussi le bâtiment de la bibliothèque, accolé à la cathédrale qui est vraiment très beau à regarder, ancien avec des pans de bois, L’intérieur doit se prêter aux flâneries à travers les rayons et l’envie de se poser pour lire loin de la civilisation. Mais l’intérieur n’est visible que lors des Journées du Patrimoine.

Maintenant direction la cathédrale, un petit tour en photo de l’extérieur avant d’aller à l’intérieur ! 😊

En faisant le tour de la cathédrale, Elicec a remarqué un détail l’interpellant, suite à une formation régionale ANCOVART à Amiens, elle avait appris que la fleur de waide était sculptée sur le sous-bassement en façade principale de la cathédrale. Est-ce la même fleur ici sculptée à Noyon ?

Et bien sûr, n’oublions pas les détails amusant pour un regard contemporain et qui peuple les édifices médiévaux. Celui-ci ne doit pas vouloir suivre les monstres qui l’escortent, quelle est la destination finale ? Nous vous laissons choisir avec Elicec 😉

La cathédrale de Noyon est le reflet de la puissance de la ville et de son évêché au Moyen-Âge. Trois édifices ont été construits sur l’emplacement de l’actuelle cathédrale datant du 12e siècle, et construite en quatre-vingts ans. En 1293, un incendie dévaste une partie de la ville et endommage gravement la cathédrale, on reconstruit les voûtes, on restaure le porche et on l’étaye avec deux contreforts. Une première grande campagne de restauration de l’édifice aura lieu après la Guerre de 100 ans, et la deuxième est réalisée par les Monuments Historiques après la Première Guerre mondiale.

Elicec a beaucoup aimé l’intérieur de la cathédrale, lumineuse grâce au soleil qui pénétrait par le biais des vitraux. Un petit tour de l’édifice avec quelques photos représentant une vue d’ensemble ou alors des détails présents dans les chapelles.

Les sculptures d’instrument de musique sont vraiment splendides et avec la lumière mettant en valeur les reliefs c’est vraiment un régal pour les yeux. Les boiseries proviennent de la Chartreuse du Mont-Renaud et ont été réalisées au 18e siècles.

Quand on arrive au niveau du chœur, on peut apercevoir les stalles en bois utilisées par les chanoines lors des offices religieux, ainsi que les miséricordes 😉. Le chœur est aussi l’endroit où se situe l’autel principal ainsi que souvent des reliquaires pour les fidèles. Ici, à Noyon, il y a un ensemble de toris reliquaires : saint-Eloi (photo), saint-Mumolin et sainte-Godeberthe. La troisième photographie représente une dalle gravée en bonne état, avec probablement des incrustations de marbre pour le visage et les mains.

En continuant de faire le tour de l’édifice, parfois en levant les yeux, nous tombons sur des vues incroyables comme celle-ci représentant la voûte d’une chapelle secondaire, entre lumière, géométrie et symétrie, l’œil ne peut qu’admirer le travail effectué.

Le tour se termine par le cloître, qui est encore une fois très agréable de voir lorsque le soleil est présent, il permet un jeu d’ombre et de lumière au sol, mettant en avant le côté artistique de l’architecture.

Et voilà pour la balade dans Noyon ! Elicec a bien envie d’y revenir pour approfondir ses connaissances er surtout visiter tranquillement, en ayant plus de temps que ce jour-là, les deux musées (Musées du Noyonnais et Jean Calvin). Et pourquoi essayer de revenir le week-end mettant en avant les fruits rouges ! 😊

Informations pratiques pour visiter les musées de la ville :

Lien vers le site de l’ANCOVART que j’ai cité dans l’article : https://www.ancovart.fr/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s