Once upon a time…

 Aujourd’hui, cent ans après la Première Guerre mondiale, de quoi se souvient-on ? Que cherche-t-on ? Que voit-on ? Les auteurs de la bande dessinée Traces de la Grande Guerre apportent leurs réponses à ces questions. En dix-neuf histoires courtes, ils plongent dans la Première Guerre mondiale et la reconstruisent. Leurs fictions vont du trop-plein de mémoire jusqu’à l’effacement de l’histoire. Entre mémoire, histoire et oubli, il était une fois la Grande Guerre… 

Voilà le texte qui ouvre l’exposition.

Plusieurs sections se suivent dans l’exposition, Elicec vous emmène à leur découverte…

La Première Guerre mondiale a été vécu par beaucoup comme un traumatisme, même au sein des bandes dessinées où la guerre est omniprésente sur les planches. Par leurs biais, nous suivons l’itinéraire des soldats et des civils pendant cette période.

Les dessinateurs puisent dans les sources historiques afin de rester au plus proche de ce qui a pu se passer, de s’introduire dans la tête des soldats qui, même après la guerre entendaient encore les cris, le bruit des balles et des obus…

Ces histoires dessinées rappellent les horreurs de cette période, comme s’il était nécessaire de mettre sur papier les événements pour ne pas oublier les combats, la vie quotidienne, les blessures et les souffrances, mais aussi les objets que gardent précieusement les poilus comme ce petit porte-bonheur conservé aujourd’hui dans un cadre…

La section suivante met en lumière notre territoire des Hauts-de-France, comme un territoire où se mêle passé et présent. Les paysages sont encore marqués « physiquement » par les batailles, des cimetières et des mémoriaux se dressent sur les champs de bataille pour que les générations actuelles n’oublient pas ce qui s’est passé, pour qu’elles n’oublient pas le sacrifice effectué par des milliers d’hommes, parfois venus de l’autre bout du monde…

Les dessins sont parfois un moyen d’entrer en contact avec ce passé, de faire revivre l’histoire des soldats qui sont venus sur notre territoire.

Elicec a beaucoup aimé la citation écrite sur le mur et tiré de l’ouvrage de Céline Voyage au bout de la nuit. Ouvrage que sa guide avait dû lire pour préparer une colle de littérature pendant son année d’Hypokhâgne, à l’époque il lui avait laissé un mauvais souvenir et une nuit blanche pour pouvoir lire la totalité de l’œuvre.

« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier »

L’horreur des combats n’est pas facile à porter, pour certains c’est un fardeau, on ne souhaite pas partager ce qui a été vécu à ce moment-là. De nombreux soldats ont gardé pour eux l’expérience traumatisante de la guerre, qu’elle quelle soit… Se souvenir traumatique s’efface avec le temps, et désormais on se tourne vers d’autres horizons, d’autres sujets sont abordés avec l’arrière et les civils, comme la place des femmes par exemples.

La peur de l’oubli reste présente, alors que nous reste-t-il ? Les dessins, les témoignages écrits sont autant de supports permettant une transmission de cette histoire, car nous ne devons pas l’oublier !

« Un seul instant peut changer une journée, une seule journée peut changer une vie, une seule vie peut changer le monde » (Bouddha, 5e siècle avant JC)

Lien vers le site de l’Historial de Péronne : https://www.historial.fr/

2 réflexions sur “Once upon a time…

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