Il y a quelques mois, le musée du Louvre-Lens avait mis à l’honneur une époque historique parlant à beaucoup de monde pour diverses raisons : musique, architecture, histoire, danse, littérature. Vous l’avez ? Il s’agit du gothique. En l’occurrence, le musée avec mis le terme au pluriel pour évoquer la diversité de celui-ci, étant donné que la période présentée pendant l’exposition s’étalait du 12e au 21e siècle 😊J’aime beaucoup l’expression qui a été utilisée dans le cartel de présentation : « les langages gothiques » qui se renouvellent tout au long de l’histoire et qui continuent à évoluer même de nos jours.
L’art gothique est souvent associé à la construction des cathédrales. Cet art, pluriel, est l’un des premiers à s’étendre à travers l’Europe pour inspirer tous les domaines : sculptures, objets d’art, peintures, manuscrits, vitraux, …
C’est parti pour le voyage à travers les gothiques !
Démarrons par le commencement avec le 12e siècle.
Un peu de contexte : croissance économique et urbaine favorable au développement d’un nouveau courant. Sans oublier que cette période correspond à la centralisation du pouvoir français et son renforcement autour de la ville de Paris et de la figure des rois depuis Philippe Auguste jusqu’à saint Louis. L’architecture au 12e siècle observe des progrès et une nouvelle pensée. Les statues colonnes en pierre sur les portails des cathédrales apparaissent et un art se diffuse en mélangeant les caractéristiques de la sculpture d’Île-de-France et le raffinement de l’art sculpté de la vallée de la Meuse. Souvent, on retrouve l’expression du « style 1200 » qui est considéré comme le socle de l’art gothique er qui va guider les variantes apparaissant sur les siècles suivants. Un ouvrage sur cette période avait été publié lorsque le musée Sandelin avait accueilli en 2012 une exposition d’intérêt national. Voici le lien si vous souhaitez vous procurer le livre : https://www.boutiquesdemusees.fr/fr/ext/product/musee-de-cluny-musee-du-moyen-age/4802-une-renaissance-art-entre-flandre-et-champagne-1150-1250.html

Entre l’art roman qui précède, on remarque une nette cassure, parce que désormais en architecture, on laisse de côté les voûtes en berceau pour les croisées d’ogives, ou encore le percement des grandes ouvertures dans les murs pour pouvoir y installer les vitraux.
L’abbé Suger et ses travaux précurseurs pour l’église abbatiale de Saint-Denis vont servir de modèle. On ne restera ainsi plus sur un modèle régional mais un modèle qui va inspirer les autres abbés et évêques français. A travers le royaume, on voit ainsi le modèle de monument reprenant une façade avec deux tours, trois portails et une rose. Portails recevant les statues colonnes taillées dans un même bloc de pierre et qui rompre avec les déformations physiques de l’art roman.

La région d’Île-de-France est souvent citée lorsqu’il s’agit d’évoquer la naissance de l’art gothique, mais la région de la Meuse (Belgique actuelle) est aussi à prendre en compte. L’évêché de Liége est prospère et l’art qui s’y propage s’éloigne lui aussi de l’art roman. Cet art va se développer le long de la vallée de la Meuse où se trouvent les riches abbayes. Comme indiqué précédemment, on cherche à rompre avec les déformations physiques de l’art roman et rechercher des postures plus naturelles, une géométrie et une symétrie dans les compositions.
L’ivoire, le cuivre doré comme support pour l’expression artistique restent réservé au domaine religieux. Les inspirations proviennent de l’art chrétien de l’Antiquité et de Byzance ainsi que de l’art romain classique.
Cet art se diffuse à travers l’Europe notamment grâce aux manuscrits enluminés, des dessins sur parchemins comme ceux de Villard de Honnecourt.
Le début du 12e siècle correspond aussi aux grands chantiers des cathédrales avec la mise au point des techniques permettant une élévation des surfaces vitrées, équilibrant les pleins et les vides. Ce décor plus simple se retrouvent dans plusieurs cathédrales : Chartres, Bourges, Laon et sont regroupées dans les cathédrales dites « en architecture gothique classique ».
La France, et plus spécifiquement Paris, devient le modèle à suivre pour le goût artistique, qui passe des vêtements à la gastronomie et cela à partir du règne de saint Louis (1226-1270). C’est à ce moment-là que la cour devient le noyau du nouveau style qui se diffuse ensuite dans le reste du royaume. Dans le même temps, Paris devient une capitale intellectuelle ainsi qu’une plaque tournante pour le commerce et l’art, notamment les ivoires.



Une paire de sculptures qui ne fallait pas rater (et il ne s’agit pas seulement d’être chauvine 😉) était les Anges portant les instruments de la Passion, aussi appelés les Anges de Saudemont, provenant d’Arras. Ils font partie des rares sculptures d’anges ayant conservés leurs ailes et leur dorure sur un enduit orange. Ces sculptures étaient réalisées pour entourer les autels dans les grandes églises (ici probablement la cathédrale d’Arras). On y remarque le style parisien qui est ici renforcé par un alignement des corps leur donnant une allure particulière.

Une autre sculpture qui attirait l’attention pour plusieurs choses est le « Tentateur de la façade de la cathédrale de Bâle ». En le regardant de face, on remarque un visage souriant mais en passant la tête sur le côté pour regarder l’arrière de la sculpture, on peut y voir toute une flopée d’animaux venimeux. Ainsi, il faut toujours se méfier d’un sourire…


Le 13e siècle voit une évolution de l’art gothique, nous passons du « gothique classique » au « gothique rayonnant ». Ce nom vient des rayons observés dans les roses ainsi qu’à la recherche permanente de vouloir s’élever.
Le transept de la cathédrale de Notre-Dame de Paris en est un parfait exemple tout comme la Sainte-Chapelle (article sur cette dernière juste ici : https://danslespasdececile.blog/2020/02/29/bijou-legue-par-saint-louis/ ). D’autres cathédrales en France (Beauvais, Amiens) ou en Allemagne (Cologne) sont à la recherche de cette hauteur vertigineuse possible grâce aux prouesses techniques. On standardise les dimensions des édifices et on élabore des plans qui guideront les différents corps de métier intervenant sur les chantiers. Ainsi, les ouvriers qui travaillent sur ces chantiers titanesques se forment et diffusent le savoir-faire à travers les générations permettant ainsi de suivre l’évolution du style.

L’art gothique, en plus d’une rigueur géométrique, voit le déploiement de la nature à travers les têtes et masques feuillus présents dans les chapiteaux. Bosquets, jardins et clairières ont leur place dans les livres enluminés qui donnent à voir un idéal à la fois religieux et non-religieux.
C’est aussi l’époque où les visages deviennent reconnaissables avec l’apport des sculpteurs venus du Nord du royaume et des anciens Pays-Bas. On y voit des mentons à fossettes qui apportent plus d’humanité aux visages des sculptures.


L’architecture gothique est souvent reconnaissable via de petits détails se trouvant sur les différents édifices comme le pinacle (flèche miniature au sommet des arcs-boutants, des contreforts et des tourelles) que l’on retrouve autant à l’extérieurs qu’à l’intérieur (sur les retables, dans les cadres des peintures, les tombeaux et les ivoires sculptés)

Durant les 12e et 13e siècles, l’inspiration parisienne est très forte mais l’architecture allemande et anglaise se démarquent au 14e siècle avec une expressivité forte pour la première, et une surenchère décorative pour la seconde.
Quant au Nord, on reste fidèle à la nature dans la représentation, l’Italie utilise davantage les modèles antiques. Les deux styles se diffusent et échangent donnant des créations propres à ce siècle. Cela est possible grâce aux déplacements réalisés par les artistes, qui vont se renforcer après l’épisode de la Grande Peste noire de 1348. Cela est aussi dû à une augmentation des commandes royales et princières à travers l’Europe. On parle ainsi « de gothique international » qui devient le dernier langage commun avant la Renaissance et le triomphe de l’Antiquité dans l’Italie du Quattrocento.



Dans cet espace, je fais un clin d’œil aux collègues adhérents à l’association ANCOVART, parce qu’il y avait plusieurs sculptures qui nous étaient familières pour ceux qui étaient présents au congrès à Dijon 😉


Voici les liens vers les articles de la Chartreuse de Champmol avec le Puits de Moïse et celui pour le musée des Beaux-arts où sont visibles les tombeaux des ducs de Bourgogne avec les pleurants

Le « gothique tardif » est reconnaissable aves ses formes dynamiques, avec les courbes qui s’imposent autour du début du 15e siècle, plus connu sous le nom de « gothique flamboyant ».
Ce style va être employé en même temps que la Renaissance italienne durant le 16e siècle avec une nouvelle dénomination qui apparaît de nos jours : « gothique de la Renaissance » ou Renaissance Gothic en anglais. A notre époque, certains voient le gothique comme une époque du passé et a contrario elle est considérée comme moderne par les commanditaires, inédite car elle ne recourt pas au passé comme le fera la Renaissance avec le retour des canons antiques.


Le Beauvaisis, la Picardie, le Ponthieu et l’Artois sont les provinces qui connaissent les plus importantes reconstructions en style gothique flamboyant suite à la Guerre de Cent Ans qui laisse le territoire en ruines. Tandis que pour la sculpture, c’est la Bourgogne et la Champagne qui se distinguent avec un renouveau dans les effets gothiques, notamment avec les vêtements qui désormais ont d’amples drapés.
Le gothique, c’est aussi le bestiaire peuplé par les créatures fantastiques et les monstres. Ils vont matérialiser les peurs et exprimer les rêves de chacun. Ils sont représentés dans les récits de voyages, dans la représentation de l’Enfer biblique.

Ces monstres sont un moyen de montrer la virtuosité des artistes (peintres, sculpteurs, enlumineurs, orfèvres) qui vont mêler des éléments issus de la nature et de la faune réelle pour créer leurs êtres imaginaires hybrides. Les griffons, dragons et gargouilles se fondent dans le décor gothique et vont devenir une source d’inspiration pour les siècles suivants et jusqu’à nos jours.





Ce bestiaire et notamment la représentation gravée de Saint-Antoine n’est pas sans rappeler les peintures flamandes que j’affectionnent particulièrement 😊
La région du Brabant (autour de Bruxelles de nos jours) et la Flandre sont deux provinces qui appartiennent au 15e siècle aux ducs de Bourgogne, puis aux Habsbourg d’Autriche et d’Espagne. Sur ces territoires, le « gothique de la Renaissance » s’épanouit pour s’étendre d’Amsterdam, Bruxelles, en passant par Lille et Saint-Omer pour arriver jusqu’à la fondation du monastère de Brou à Bourg-en-Bresse (lien vers l’article évoquant ce magnifique site : https://danslespasdececile.blog/2025/10/25/amour-prestige-piete-bienvenue-au-monastere-royal-de-brou/ ) . On parle de « gothique brabançon » pour ce style qui inspire les artistes néogothique ou contemporains.


Les couleurs de l’art gothique au Moyen Âge sont restées vives dans les livres enluminés, les tableaux peints et dans certains vitraux peints mais ont perdu leur vigueur dans les tapisseries ainsi que dans les sculptures sur bois ou sur pierre. Quand les matériaux sont onéreux comme l’ivoire ou le marbre, les couleurs sont absentes.
Les contrastes entre le noir et le blanc sont présents dans les arts du Moyen Âge. Les matériaux sont ainsi mis en valeur pour ce qu’ils sont. Dans les régions du Nord, on retrouve la pierre noire « dite de Tournai », qui est d’un gris foncé tournant au noir. C’est l’époque où les sculptures funéraires représentent le défunt en gisant ou en transis. Ces représentations participent à la vision noire que nous avons du gothique.
Dès la Renaissance, puis au 19e siècle, l’art médiéval est visible à travers les ruines des édifices religieux qui ont disparus ainsi que par le biais des tombeaux. Au 19e siècle, « gothique » est synonyme d’un monde en noir et blanc, mystérieux voire inquiétant ou fantastique.



Dans le même temps la couleur anime les visages, le regard ou encore les vêtements leur permettant ainsi de se distinguer de la nature. La couleur devient aussi un langage dans l’art de l’héraldique. Elle symbolise des valeurs, des faits marquants.



Le gothique c’est aussi une écriture très caractéristique qui nous vient à l’esprit. Elle est repérable avec ses formes anguleuses qui tranche avec l’écriture utilisée précédemment, qui est la caroline, beaucoup plus ronde. « Black letter » chez les Anglais car les lettres sont écrites avec un trait très épais et sombre. Nous connaissons bien cette écriture parce qu’elle continue à être utilisée à des fins symboliques et/ou ornementales (enseignes, journaux, logos). Elle peut également faire référence à la mythologie germanique ou encore aux groupes de heavy metal.




Si aujourd’hui nous l’appelons gothique, cela ne fut pas le cas durant le Moyen Âge. On parle d’ opus francigenum en France (œuvre francilienne). Le mot « Goth » provient du nom d’un peuple germanique, probablement issu des terres proches des pays baltes actuels. Ils migrent vers le sud en direction du fleuve Danube puis se séparent en deux peuples : les Wisigoths et les Ostrogoths. Leur voyage continue vers l’Italie, le sud de la Gaule et l’Espagne au 5e siècle.
Le sac de Rome en 410, réalisé par les premiers marque le déclin de l’empire romain. Ceci expliquant peut-être pourquoi on associe les peuples Goths aux « barbares ». Le terme de « gothique » aura une consonance péjorative durant la Renaissance parce qu’il est dénué de références à l’Antiquité. Alors qu’il désigne l’art médiéval dans son ensemble au 17e et 18e siècles, il sera distingué de l’art roman par les historiens à partir du 19e siècle.


Dans cette section, l’art contemporain à sa place avec Wim Delvoye. Son travail sur les vitraux consiste à insérer des prises de vue d’imagerie médicale mettant en avant des couples.

Tandis qu’Agathe Pitié fait de nombreuses références à la pop culture, au cinéma dans son triptyque intitulé « Le sac de Rome par les Goths ». Allez-vous décrypter certaines des références que je mets juste après ? 😉




Une question se pose, est-ce que le gothique est un romantisme ?
Dans la peinture hollandaise du 17e siècle, l’église gothique est le décor idéal pour évoquer les scènes de la vie quotidienne. Chez les Allemands, Anglais et Français, les ruines gothiques illustrent la nostalgie. Elle devient propice au fantasme et les scènes romanesques vont également être représentées dans un décor de ruines ou de jardins abandonnés. C’est aussi la présence du contraste accentué entre l’ombre et la lumière, les tourments des paysages nocturnes et des tempêtes.
Petit clin d’œil aux collègues du musée Sandelin de Saint-Omer avec le tableau d’un combat dans les ruines de l’abbaye saint-Bertin acquis récemment.


La seconde moitié du 18e siècle, voit apparaitre en Angleterre, un nouveau genre littéraire : le roman gothique. Le texte fondateur est celui d’Horace Walpole, The castle of Otranto en 1764. Les auteurs vont désormais livrer des romans sombres accompagnés d’intrigues suscitant la peur et la terreur. Ses caractéristiques : une large place laissée à l’imaginaire et à l’émotion le recours au surnaturel. Il va ouvrir la voie au genre fantastique qui se développe au début du 20e siècle. Le personnage le plus connu du gothique noir est probablement Frankenstein, créé par Mary Shelley en 1818. Plus tard, le cinéma s’empare de cet univers peuplant les histoires de vampires, de démons ou de fantômes (Dracula, Nosferatu, Belphégor)

Un petit aparté musique et danse était proposé dans l’exposition. Ces deux arts suivent leurs voies en parallèle des autres car le courant gothique se discerne plutôt à la fin de la période du même nom.
Pour la musique, le chant est le personnage principal. Au 14e siècle, la musique devient polyphonique c’est-à-dire que plusieurs mélodies sont jouées en même temps. Cela est appelé « ars nova » et c’est Guillaume de Machaut qui l’amène à son apogée vers 1320.
Concernant la danse, elle se réalise toujours en groupe, en ronde ou en chaîne. La plus courante est appelée la « carole ».
En France, à partir de la restauration de la Monarchie (en 1814) et durant tout le 19e siècle, le goût pour le gothique est visible dans les arts décoratifs et l’art de vivre. Plusieurs femmes deviennent des ambassadrices de cette nouvelle mode. La duchesse de Berry, la sculptrice Félicie de Fauveau veulent du mobilier d’inspiration gothique pour leur intérieur et s’inspirent des motifs gothiques pour leurs créations.



La création du musée des Monuments français ainsi que le musée de Cluny marquent un tournant dans la sensibilisation du patrimoine médiéval en France. Le couvent des Petits-Augustins à Paris devient le dépôt des biens saisis dans les institutions religieuses pour les mettre à disposition de la Nation. Le musée de Cluny est un des plus anciens musées parisiens, il est inauguré en 1844.
C’est aussi le moment où la notion de patrimoine national naît. On prend peu à peu conscience de la nécessité de préserver les monuments du passé qui font partie de notre paysage, de notre histoire telles les cathédrales.
Victor Hugo demande très tôt une loi pour protéger les édifices majeurs. Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques en 1934 et il participe à la création en 1937 de la commission des Monuments historiques. Une politique patrimoniale de sauvegarde est élaborée.




La Révolution industrielle marque la naissance de notre société moderne au 19e siècle. On prône un retour au gothique et au passé médiéval légendaire en réponse au classicisme qui s’est développé. Les échanges internationaux et l’expansion des puissances coloniales font naitre un gothique globalisé synthétisant les créations locales.
Ce « néogothique » donne un coup de jeune aux formes plastiques. Le gothique s’associe à la modernité. Pour la première fois en 1855, une ossature métallique est utilisée pour construire l’église Saint-Eugène à Paris, ou encore la première utilisation du ciment armé pour l’église Saint-Jean-de-Montmartre. La quête de verticalité présente au Moyen Âge se traduit dans la verticalité des gratte-ciels qui apparaissent aux Etats-Unis.


Au 20e siècle, les cathédrales gothiques sont particulièrement touchées pendant les conflits mondiaux : bombardements, incendies. Elles deviennent le symbole de l’horreur de la guerre et de l’absence de considération de l’humanité et du patrimoine. L’incendie de la cathédrale de Reims en 1914 marque les esprits.


Certaines idéologies détournent le gothique. Le Troisième Reich veut s’approprier l’histoire artistique de l’Antiquité au Moyen âge au profit de sa politique de discrimination et de la hiérarchisation des peuples. L’écriture gothique Fraktur est utilisée dans la propagande nazie ainsi que pour le manifeste d’Adolf Hitler Mein Kampf. Elle sera interdite dans la stratégie antisémite du régime en 1941, en pleine Shoah, car elle sera considérée comme inventée par les imprimeurs juifs.
Pendant cette période des conflits mondiaux, la région Hauts-de-France est très touchée par les bombardements et les ruines s’inscrivent dans une mémoire de guerre collective.
La dernière partie de l’exposition met en avant la contre-culture goth. La réinvention des formes médiévales mixe la virtuosité et la technologie, tout en renouvelant le fantastique, le monstrueux et parfois le macabre (crânes, monstres, gargouilles). La culture populaire et l’art contemporain s’emparent de ce « médiévalisme » inspirant autant le cinéma, les séries télévisées, les jeux vidéo, les jeux de rôle, la mode ou encore l’illustration.
C’est un univers sans limite qui s’offre aux artistes, qui permet aussi de répondre aux tourments sombres de la psyché humaine. On dépasse l’inquiétant, on s’en moque, on assume sa différence.






Les artistes continuent de s’inspirer de l’architecture comme l’œuvre de Wim Delvoye où nous avons comme une cathédrale qui se contorsionne. Ou encore le peintre flamand Jérôme Bosch dont nous pouvons retrouver de références dans l’œuvre de Sacha Cambier de Montravel



Cette section offrait également un magnifique cabinet de curiosité gothique, mêlant sculpture, médecine, pop culture, naturalia.




L’exposition se clôt sur une sélection d’images représentant la présence de la culture gothique de nos jours : musique : série télévisées, films, dessins animés, architecture.




Gothic forever !
Et voilà, le tour de l’exposition est terminé. Même si celle-ci n’est plus visible, j’espère que vous avez pu apprendre des choses ou vous rafraîchir la mémoire 😊
A bientôt pour de nouvelles découvertes. En attendant je vous laisse avec un dessin de Benjamin Lacombe et une œuvre de Wim Delvoye qui se trouvaient dans le hall d’accueil du musée.


